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Nos Trésors au secours des conservateurs de musée

25 / 10 / 2017
 

Parmi les milliers d’objets que le Musée des Arts et Métiers conserve dans ses réserves, il en est un, bien étrange, que les conservateurs avaient du mal à identifier. Dorénavant, c’est chose faite : le nom de l’inventeur, Argand, gravé sur l’une des pièces, permet de remonter la piste jusqu’au dépôt d’un brevet d’invention et ainsi identifier le mystérieux objet…

Le brevet conservé dans nos archives est déposé par Aimé Argand en 1802 et concerne des appareils propres à l'éclairage des villes. Renfermant tous les détails techniques de la nouvelle invention, il permet non seulement d’identifier l’objet comme étant une lampe d’Argand, mais également d’entreprendre sa restauration complète.

A la fin du 18ème siècle, l’éclairage repose toujours sur le principe ancestral de la lampe à huile. La lumière est faible, la mèche se consume, fume et noircit les plafonds. La nouvelle lampe éclaire cinq fois et ne fume plus. Le succès est immédiat pour l’éclairage des intérieurs. Mais pas seulement ! Les perfectionnements de la lampe d’Argand donneront naissance aux premiers réverbères et aux lampes utilisées dans les phares côtiers.

Quant au modèle, restauré par le Musée du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), il rejoindra prochainement la salle de l'énergie dans l'exposition permanente du musée.

Planche du brevet d’invention déposé le 9 juin 1802 par Aimé Argand pour des appareils propres à l'éclairage des villes, ou réunion d'une lampe à double courant d'air, de forme particulière, à des miroirs semi-paraboliques réunis en un seul foyer
La lampe d’Argand restaurée par le Musée du CNAM (inventaire 00082-0000) - Musée des arts et métiers