10-Vins : pour un verre de vin parfait

Nominée dans la catégorie brevet, la start-up nantaise 10-Vins, à l’origine de la machine D-Vine, propose un service de dégustation du vin au verre dans des conditions de température et d’aération optimales. Rencontre avec son cofondateur et directeur technique : Luis Da Silva.
 

> Pouvez-vous nous présenter votre activité en quelques mots ?
Luis Da Silva : Nous proposons un service de vin au verre parfait ! C’est-à-dire un verre de vin servi en quelques secondes à la température idéale et avec une aération équivalente à trois heures de carafage. Au départ, nous visions les particuliers, qui représentent encore environ 40 % des utilisateurs de notre machine D-Vine, mais nous nous développons maintenant très rapidement auprès des professionnels. D’ici la fin de l’année, ils représenteront probablement 80 % de nos clients. Nous nous sommes effectivement rendu compte que le vin au verre représente deux tiers de la consommation du vin des CHR (cafés, hôtels, restaurants, NDLR). Or, ils n’ont pas de solution et hésitent souvent à ouvrir des grands crus. Finalement, au même titre que Nespresso a simplifié le service du café, nous avons simplifié le service du vin au verre.

> Que représente pour vous cette nomination aux Trophées INPI ?
L. D. S.
 : C’est une reconnaissance de notre innovation et de sa protection. Celle-ci est fondamentale pour notre développement et rassure nos partenaires, nos investisseurs et même nos clients quant à notre pérennité. Que l’INPI reconnaisse ce travail que nous avons mené pour proposer un nouveau produit et service est important pour nous.

> Vous êtes nominé dans la catégorie brevet, quelle est votre stratégie en la matière ?
L. D. S.
 : Nous avons assez rapidement protégé la technologie de la D-Vine qui repose sur trois points clés : la mise à température, l’aération et le nettoyage, qui font tous les trois l’objet d’un premier brevet. Un second est en cours de délivrance concernant une partie du processus d’aération et la puce radiofréquence du système. Nous avons aussi déposé des marques, car il est important d’être immédiatement reconnaissable. Dès le début, même si nous avons tenu à commencer par la France, nous avons eu une ambition internationale. Avec nos brevets et marques, nous occupons donc le terrain sur les marchés qui nous intéressent : une vingtaine de villes cibles réparties entre les États-Unis, la Chine, le Japon, Singapour et l’Europe.

> Le thème de cette édition est « Sacrés Français ! » : qu’est-ce que cela vous inspire ? Vous reconnaissez-vous dans cette expression ?
L. D. S.
 : Nous avions à cœur de démarrer cette aventure entrepreneuriale en France, d’autant que nous avons ici de nombreux dispositifs d’aide et d’accompagnement aux entrepreneurs, que ce soit sur la partie technique ou commerciale. L’aura d’une technologie « à la française » compte aussi. Nous avons bénéficié de cette reconnaissance internationale en participant avec la French Tech à deux éditions du CES Las Vegas. Et puis, nous sommes sur le marché du vin, ce qui représente bien la France ! Même si nous ne sommes pas fermés puisque nous avons maintenant un vin américain… En fait, ça nous plaît bien de représenter ce trait d’union entre la tradition et l’innovation.