L’Europe et la France à la pointe des technologies hydrogène

27/01/2023
Au sein de l’Union européenne, la France occupe la deuxième place des déposants de brevets sur l’hydrogène. Sa force ? Ses entreprises, telles qu’Air Liquide, et ses instituts de recherche, tels que le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.
Infographie - Les brevets sur l'hydrogène en Europe et dans le monde

En tant qu’énergie propre, l’hydrogène joue un rôle majeur dans la transition vers la neutralité carbone. Rendre l’hydrogène à faibles émissions compétitif nécessite des améliorations technologiques dans une chaîne de valeur qui touche peu ou prou l’ensemble du système énergétique. Les innovateurs du monde entier redoublent ainsi d’efforts dans ce domaine. Et, bonne nouvelle : l’Europe et la France font partie des meilleurs élèves en la matière.

En effet, d’après une récente étude conjointe de l'Office européen des brevets (OEB) et de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'Union européenne représente 28 % de toutes les familles de brevets déposées au cours de la période 2011-2020, devant le Japon (24 %) et les États-Unis (20 %).

Chacune de ces familles de brevets représente une invention de grande valeur pour laquelle des demandes de brevet ont été déposées auprès d'au moins deux offices de brevets dans le monde. Les pays leaders en Europe sont l'Allemagne (11 % du total mondial), la France (6 %) et les Pays-Bas (3 %).

L’Hexagone puise sa force d’innovation dans ses entreprises, telles qu’Air Liquide, qui, à l'échelle mondiale, a déposé le plus de brevets sur les technologies traditionnelles de l'hydrogène. Son autre atout provient de ses instituts de recherche : l’étude met notamment en lumière les réalisations du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de l'IFP Énergies nouvelles et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ces derniers occupent les trois premières places du classement mondial des instituts de recherche au regard du nombre de brevets déposés sur l'hydrogène. À titre d’exemple, près de 160 demandes de brevet ont été déposées par le CEA sur la décennie analysée.

La chimie et l’automobile en tête des domaines d’applications finales

L'innovation dans l'hydrogène concerne en premier lieu l'industrie chimique (avec l’Europe en tête) et l’automobile (avec le Japon et la Corée en tête). Deux secteurs d’activité qui se concentrent sur des technologies essentielles dans la lutte contre le réchauffement climatique : l’électrolyse et les piles à combustible. Autre constat : l’étude souligne une récente hausse des dépôts de brevets où il est question d’utiliser l'hydrogène pour décarboner la production d'acier.

Les start-ups du secteur de l'hydrogène qui déposent des brevets attirent les financements

L'étude révèle également que plus de la moitié des 10 milliards de dollars des investissements en capital-risque dans des entreprises du secteur de l'hydrogène sont allés à des start-ups détentrices de brevets, notamment dans des domaines tels que l'électrolyse, les piles à combustible ou les méthodes à faibles émissions pour produire de l'hydrogène à partir de gaz. La détention d'un brevet permet donc à une start-up de continuer d'attirer des financements.

Parmi les start-ups françaises spécialisées dans l’hydrogène, HySiLabs a bénéficié -grâce à l’accompagnement de l’INPI- d’une cartographie des inventions brevetées. Un outil puissant qui permet d’analyser l’environnement technologique et concurrentiel mondial de ses innovations. Découvrez l’interview vidéo de Pierre-Emmanuel Casanova, son co-fondateur et président.

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