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L'Office européen des brevets (OEB) publie la première étude exhaustive consacrée aux offices de transfert de technologie (OTT) en Europe, menée avec l’Association européenne des professionnels du transfert de technologie (ASTP) et le Fraunhofer ISI : trois institutions françaises figurent dans le top 4 européen des déposants publics de brevets et le pays se classe 2è pour ses entreprises issues de la recherche (spin-off).

La capacité de l’Europe à transformer son excellence technologique en réalisations concrètes et en entreprises revêt une importance croissante pour sa compétitivité. Elle lui permet de s’affirmer en tant que puissance mondiale en matière de recherche.

Une récente étude de l’OEB, montre que cette ambition est portée par le dynamisme de plusieurs institutions publiques de recherche françaises, des OTT qui aident les chercheurs à identifier et à protéger leurs inventions, ainsi qu’à entrer en relation avec des entreprises, des entrepreneurs et des investisseurs. 

Réalisée en collaboration avec l’ASTP et le Fraunhofer ISI, cette étude croise les données sur les brevets et les résultats d’une enquête menée auprès de plus de 800 OTT européens. Elle constitue la première étude de référence consacrée au transfert de technologie à l’échelle européenne.

Un nouvel outil qui permet de mieux comprendre la recherche publique en France 

En complément du rapport, l’OEB lance un tableau de bord « Data Desk » consacré à la recherche publique européenne, qui permet aux utilisateurs d’analyser l’activité de brevetage par pays, par institution et par technologie. 

Selon les données de ce nouvel outil, en 2025 le CNRS s’affirme comme le 1ᵉʳ organisme public de recherche européen en volume de demandes de brevet auprès de l’OEB (729 demandes), très actif dans la pharmacie, la biotechnologie et les technologies de mesure. 

Il est suivi par le CEA (3ᵉ rang européen, 528 demandes), incontournable dans les semi-conducteurs et les énergies bas-carbone, et par l’INSERM (4ᵉ rang européen, 432 demandes), tourné vers les sciences de la vie. 

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La France, deuxième en Europe pour le nombre de spin-offs recensées

À cette occasion, l’outil « Deep Tech Finder » de l’OEB a été mis à jour avec des données supplémentaires sur la recherche publique européenne. 

Au-delà de la protection par brevet, on peut ainsi constater que la France se distingue par le nombre d’entreprises issues de la recherche. Avec un total de 633 spin-off répertoriés, le pays se classe au 2ᵉ rang européen après le Royaume-Uni.

La grande majorité de ces entreprises (64,5 %, soit 408 entreprises) se trouve actuellement en phase d’amorçage, franchissant l’étape cruciale entre le prototype de laboratoire et le produit commercialisable tout en recherchant leurs premiers financements. 

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