Les 15 et 16 avril, l’INPI est allé à la rencontre de ceux qui font bouger l’économie au salon Go Entrepreneurs, à Paris La Défense Arena. Le thème cette année ? « Performance : entreprendre c’est un marathon ! » Et comme toujours, entrepreneurs et innovateurs ont pu bénéficier gratuitement de l’éclairage de nos experts et chargés d’affaires tant sur les formalités d’entreprises que sur la propriété intellectuelle.
Présent tout au long du salon GO Entrepreneurs, l’INPI a une nouvelle fois affirmé son engagement aux côtés des porteurs de projets, créateurs et dirigeants d’entreprise. Sur son stand, nos équipes ont accueilli plus de 1 000 visiteurs pour échanger autour de leurs enjeux et leur apporter des réponses, que ce soit en matière de propriété intellectuelle ou de formalités d’entreprise.
Accompagnement à la création, protection des innovations, valorisation des actifs immatériels… Les experts de l’Institut se sont mobilisés pour guider chaque entrepreneur vers la réussite, quel que soit le stade de développement de son projet.
En parallèle, l’INPI a pris part à plusieurs temps forts du salon, à travers tables rondes et ateliers qui ont rassemblé plus de 250 entrepreneurs et porteurs de projets.
Une interview sur le thème « Qu’est-ce que l’INPI pour un entrepreneur ? De la formalité pour créer son entreprise, jusqu’à la protection de son innovation »
Interrogé par Eva Aronica, journaliste pour Les Échos, François-Xavier de Beaufort, Directeur des entreprises à l’INPI, a rappelé le rôle concret que tient l’Institut aux côté des entrepreneurs : toutes les étapes clés de la vie des entreprises se déroulent à l’INPI qui opère le Guichet unique et qui protège les actifs immatériels à travers les dépôts de marques, de dessins ou modèles, ou de brevets.
Interrogé sur l’importance que représente la propriété intellectuelle en termes de souveraineté économique et technologique, François-Xavier de Beaufort a répondu par cette comparaison : « Quand vous avez une maison et que vous souhaitez tirer profit de votre investissement, par exemple en la louant, si votre bien n’a ni porte, ni serrure, il est comme une innovation qui n’a ni brevet, ni marque : il risque d’être squatté. Avec la propriété industrielle, c’est la même chose. […] C’est un besoin crucial, vital, dans un premier temps et ensuite pour le développement, l’extension à l’international, l’export, de déposer ses titres auprès de l’INPI. »
Il a ensuite souligné qu’en la matière, les choses s’améliorent en France, même si des efforts restent à fournir du point de vue culturel : « Un des rôles de l’INPI est de sensibiliser et de former les acteurs français de l’économie pour que protéger la propriété industrielle devienne un réflexe », a-t-il martelé.
Nom d’entreprise, nom commercial, nom de marque : des clés pour se distinguer de la concurrence
Sophie Djega-Mariadassou, chargée d’affaires propriété industrielle à l’INPI a animé une table ronde autour de cette thématique. Elle était accompagnée par Jean-Charles Nicollet, représentant de la CNCPI et Conseil en propriété industrielle dans le cabinet TAOMA Partners.
« Avec la CNCPI, nous expliquons la différence entre la marque et les autres signes distinctifs de la vie des affaires et pourquoi il est intéressant d’avoir une marque : parce que c’est un élément fort pour communiquer et se différencier de ses concurrents. » a expliqué Sophie Djega Mariadassou.
De cette intervention on retiendra notamment ce conseil éclairant de Jean-Charles Nicollet : « une marque est déposée pour une activité. Cette dernière, il faut l’envisager à court terme, lors du dépôt, mais également à moyen terme – jusqu’à cinq ans. Il faut anticiper ses évolutions ! »
Protéger sa marque et choisir le nom de son site : deux réflexes complémentaires
Comme l’an dernier, cet atelier s’est déroulé sur le stand des Foliweb.
Hugo Amadeo et Ania Chergou, chargés d’affaires propriété industrielle INPI, accompagnés de Mickael Vigreux, expert en stratégie numérique Afnic, sont revenus tour à tour sur les différences existant entre un nom de domaine et une marque, mais aussi leurs coûts (entre 1 et 15 euros par an en moyenne pour un nom de domaine ; 190 euros pour une marque française avec une seule classe de produits et services, renouvelable tous les 10 ans) et surtout leurs finalités.
Mickael Vigreux a aussi souligné qu’un nom de domaine « est le chemin qui mène à l’adresse où se trouve un service » et permet de protéger son identité numérique. Côté INPI, il a été rappelé qu’une marque est un outil à la fois stratégique – qui permet de se démarquer de ses concurrents – et juridique – qui offre un moyen de se défendre contre toute usurpation.
Pour protéger et faire croitre votre entreprise : la boite à outils de l’INPI
Au cours de cette table ronde, Hugo Amadeo et Alexandra Basso, chargés d’affaires propriété industrielle INPI, ont présenté les nombreux services mis à la disposition des créateurs d’entreprise par l’INPI (accompagnements personnalisés, formations Académie INPI, base de données DATA INPI, portail e-procédures pour effectuer ses démarches en ligne auprès de l’INPI…).
« Notre présence à Go Entrepreneurs est importante », a relevé Alexandra Basso, « car on rencontre des personnes qui ne viendraient pas naturellement vers nous. Cela nous permet de faire passer des messages sur notre accompagnement et notre expertise. Les visiteurs de Go sont à l’écoute : ils ont besoin de conseils pratiques et d’outils ; ce sont, pour la plupart, de jeunes entrepreneurs qui démarrent leur projet. »
Paul Lalot, fondateur de Pahwatt, une entreprise qui développe et commercialise une trottinette électrique pliable « plus compacte qu’une valise de cabine et plus légère qu’un pack d’eau », participait également à cette table ronde pour témoigner sur l’accompagnement par l’INPI dont il a bénéficié : "sans protection intellectuelle, une innovation hardware se copie en quelques mois. Avec l'INPI, on a sécurisé ce qu'on a mis des années à construire. »
Et Alexandra Basso d’insister : « il faut vérifier que son projet est viable, que l’idée n’est pas trop proche d’une autre pour éviter la contrefaçon ; il faut penser à l’étude de marché et technologique ; surtout, il faut faire attention à la divulgation : venir voir l’INPI avant d’ébruiter son projet… »
Vous avez raté l’édition parisienne 2026 de Go Entrepreneurs ? Pas de panique, L’INPI vous donne à nouveau rendez-vous à Lyon, le 24 septembre, à La Sucrière.