Les 26 et 27 mars dernier à Paris, le FEPI a fêté son 30ème anniversaire sur le thème « Géopolitique, législations, technologies… et même vocabulaire ! Quelles nouvelles influences sur la propriété intellectuelle ? ». Partenaire historique de l’UNIFAB, l’INPI s’est joint aux autres acteurs majeurs de la protection de la propriété intellectuelle présents lors de ce forum.
Le FEPI au cœur de la lutte mondiale anti-contrefaçon
Organisé par l’Unifab autour du thème « Géopolitique, législations, technologies… et même vocabulaire ! Quelles nouvelles influences sur la propriété intellectuelle ? », le forum, devenu au fil des ans incontournable et reconnu à l’échelle internationale, a une nouvelle fois réuni des intervenants de renom devant un parterre de dirigeants de PME et de professionnels de la propriété intellectuelle venus du monde entier.
En deux jours, sept tables rondes se sont succédées sur des thématiques aussi variées que les conséquences de l’actualité internationale et géopolitique sur la lutte contre la contrefaçon, les nouvelles tendances des atteintes à la propriété industrielle ou les pratiques des différents pays pour protéger l’innovation et la création.
Réflexion, information mais également réseautage étaient une fois encore au rendez-vous.
La présence de l’INPI : un signal fort renouvelé
Partenaire historique de l’Unifab, l’INPI s’engage au quotidien pour promouvoir la protection de la propriété intellectuelle et la lutte anti-contrefaçon, qu’il s’agisse de coopération internationale, de renforcement de la législation ou de sensibilisation du grand public.
L’Institut était donc légitimement présent, comme chaque année, représenté par Pascal Faure, son directeur général.
À l’occasion de l’ouverture de la seconde journée, lors de son allocution, Pascal Faure a rappelé toute l’importance de « continuer à épauler les entreprises afin qu’elles intègrent encore mieux la protection et la valorisation de leurs actifs immatériels dans leurs stratégies de développement pour favoriser l’émergence de champions français et européens. »
Il a également proposé de réfléchir à certaines évolutions susceptibles de faciliter l’accès à la propriété intellectuelle et donc propres à protéger de la contrefaçon, telles que la possibilité pour les entreprises de déposer leurs demandes de brevets en anglais.
Enfin, il a évoqué un chantier actuellement en cours à l’INPI qui vise à mettre en place la nouvelle procédure d’enregistrement des dessins et modèles en conformité avec la législation européenne.
« Au-delà de l’adaptation juridique, cette démarche a surtout pour objectif de revaloriser ce titre qui, à tort, n’est pas suffisamment utilisé alors même qu’il est plébiscité par ceux qui s’en sont saisi, qu’il s’agisse de promouvoir ses nouveautés esthétiques ou de les défendre devant les tribunaux », a-t-il souligné.
En délivrant les brevets, les marques et les dessins & modèles, l’INPI s’inscrit au cœur de la protection de la propriété industrielle et est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics comme des innovateurs et des entrepreneurs. Il assure notamment le secrétariat général du Comité national anti-contrefaçon (CNAC).
Le CNAC
Le CNAC était lui aussi représenté par ses deux coprésidents : Catherine Dumas, Sénatrice de Paris, et Christophe Blanchet, Député du Calvados.
Au cours de son discours, Christophe Blanchet a rappelé les risques liés à la contrefaçon, son impact sur la santé, mais aussi son lien avec le financement du crime organisé. « Si nous ne réagissons pas rapidement vis-à-vis des contrefacteurs, notamment en provenance de certains pays d'Asie, nous ne parviendrons pas à enrayer ce fléau qui ne fait que s'accélérer, et est souvent réalisé stratégiquement par des instances étrangères. », a-t-il martelé.
De son côté, Catherine Dumas, qui est également intervenue, a insisté sur les aspects socio-économiques de la propriété intellectuelle en rappelant que « défendre la propriété intellectuelle, c’est défendre nos emplois, nos idées, notre avenir. »
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À propos du CNAC
En France, la lutte anti-contrefaçon est organisée et mise en œuvre au sein du Comité national anti-contrefaçon (CNAC), partenariat public-privé qui vise à renforcer l’échange d’informations et de bonnes pratiques, à coordonner des actions concrètes et à formuler de nouvelles propositions. Créé en 1995, il réunit des fédérations industrielles et artistiques, des associations professionnelles, des entreprises et les administrations concernées par la lutte anti-contrefaçon.
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À propos de l’Unifab
Créée en 1872, l'Union des Fabricants (Unifab) est l’association dédiée à la protection et la défense des droits de propriété intellectuelle en luttant contre la contrefaçon. Elle regroupe plus de 200 entreprises issues de tous les secteurs d’activité et œuvre pour sensibiliser le grand public et les autorités aux dangers de la contrefaçon. Elle coordonne la formation des agents opérationnels publics, dialogue avec le monde digital pour améliorer leurs pratiques et travaille avec le gouvernement pour mieux contenir ce fléau.