Journée mondiale anti-contrefaçon : lutter contre la contrefaçon, c’est aussi préserver notre environnement

14/06/2022
Mercredi 8 juin s’est tenue la journée mondiale anti-contrefaçon 2022. A l’initiative de l’Union des fabricants, les acteurs français du secteur, dont l’INPI, se sont réunis pour rappeler les dangers que représentent la contrefaçon, notamment sur l’environnement, et réfléchir à des mesures pour lutter contre ce fléau en pleine expansion. Dans une nouvelle étude publiée à cette occasion, l’EUIPO révèle que les jeunes européens achètent de plus en plus de produits de contrefaçon, du fait de leur disponibilité et de leur prix attractif notamment.
Journée mondiale anti-contrefaçon 2022 organisée par l'Unifab - Participants et équipe organisatrice
Journée mondiale anti-contrefaçon 2022 organisée par l'Unifab - Participants et équipe organisatrice
Journée mondiale anti-contrefaçon 2022 - François-Xavier de Beaufort, directeur de l'Action économique de l'INPI
Journée mondiale anti-contrefaçon 2022 - François-Xavier de Beaufort, directeur de l'Action économique de l'INPI

A l’occasion de la journée mondiale anti-contrefaçon, mercredi 8 juin, l’Union des fabricants (Unifab) a invité les acteurs français du monde de la propriété intellectuelle et de la contrefaçon à prendre la parole : Gabriel Attal, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie en charge des Comptes publics ; Isabelle Braun-Lemaire, directrice générale de la Douane ; Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie Nationale, Jérôme Bonet, directeur central de la Police Judiciaire, ou encore François-Xavier de Beaufort, directeur de l'Action économique de l'INPI, sont intervenus pour rappeler les dangers et les mesures prises pour lutter contre la contrefaçon.

Sur le thème « la jeunesse et l’environnement », les différentes prises de parole ont permis de mettre en évidence le fléau que représente la contrefaçon pour la planète. Les entreprises contrefactrices s’adonnent à de nombreuses activités illicites, comme déverser des produits chimiques dans les sources d’eau, ou encore jeter des déchets dans la nature, polluant sols, air et eaux.
Pour pallier ces manquements environnementaux, une évolution des mentalités et une prise de conscience de nos concitoyens, notamment des jeunes, sont nécessaires.
Selon un sondage Greenpeace, 80 % des jeunes interrogés pensent que la situation du dérèglement climatique est une situation très préoccupante et qu’il est urgent d’agir pour le climat. Pourtant, leur comportement d’achat vis-à-vis de la contrefaçon démontre l’inverse de leur positionnement.

La contrefaçon est d’autant plus grave qu’elle concerne tous les types de produits, tous les secteurs et qu’elle est aujourd’hui en pleine explosion, comme le recensent les derniers chiffres des saisies douanières : 9,64 millions de faux produits ont été stoppés aux frontières de la France en 2021. Parmi ces millions de produits, environ 30 % ont été saisis dans des petits colis, résultats d’achats sur internet. La vente en ligne est une réelle avancée, économique et sociale, mais constitue également une aubaine pour les contrefacteurs qui n’hésitent pas à s’approprier ce canal de distribution pour duper les jeunes consommateurs, qui sont 43 % en France à avoir acheté un faux produit, le pensant authentique, d’après un sondage IFOP.

C’est d’ailleurs le constat que fait l’EUIPO, qui a dévoilé, à l’occasion de cette journée, sa nouvelle étude sur la perception que les jeunes ont de la propriété intellectuelle.

Principales conclusions de l’étude « les jeunes et la PI » (EUIPO) :
  • Plus de la moitié (52 %) des européens interrogés âgés de 15 à 24 ans, déclarent avoir acheté au moins un produit de contrefaçon en ligne au cours de l’année écoulée, intentionnellement ou par accident, et un tiers d’entre eux (33 %) déclarent avoir accédé à des contenus numériques provenant de sources illégales.
  • Parmi ceux qui ont agi délibérément, 37 % ont acheté un produit de contrefaçon et 21 % ont utilisé, écouté ou visualisé, par téléchargement ou en continu, des contenus provenant de sources illégales.
  • En France, 29 % des jeunes ont acheté intentionnellement un produit de contrefaçon et 29 % ont accédé sciemment à des contenus piratés.
  • Par ailleurs, 60 % des jeunes européens ont déclaré qu’ils préféraient accéder à des contenus numériques à partir de sources légales, contre 50 % en 2019. En France, ce pourcentage s’élève à 56 % des jeunes.
  • Le prix et la disponibilité restent les principaux facteurs d’achat de produits de contrefaçon et de piratage numérique, mais l’influence de l’entourage et de la société est également de plus en plus importante.
  • Les cybermenaces, la cyberfraude et l’incidence sur l’environnement figurent parmi les principaux facteurs dissuasifs.

« Concurrence déloyale pour les entreprises, destruction d’emplois, risques pour les consommateurs, dangers pour l’environnement : la contrefaçon est un fléau. La lutte contre la contrefaçon est une nécessité absolue et une priorité pour l’INPI. », François-Xavier de Beaufort, directeur de l'Action économique.

 

Visionnez ou revisionnez notre table-ronde « La nouvelle lutte contre la contrefaçon : l’innovation au service de la défense des droits », organisée à l'occasion de la Présidence française de l'Union européenne :

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