Santos : 60 ans d’histoire et d’innovation

Fabricante d’équipements professionnels pour la restauration depuis 1954, cette PME familiale depuis trois générations a su croître et se développer à l’international grâce à une stratégie d’innovation permanente. Rencontre avec Nicolas Fouquet, directeur général et directeur technique et développement.
 

> Pouvez-vous nous présenter l’activité de votre entreprise en quelques mots ?
Nicolas Fouquet : Santos, que je codirige avec mon frère Aurélien, a été créé en 1954 par notre grand-père. Au tout début, l’entreprise fabriquait des moulins à café et des râpes à fromage professionnelles pour les épiceries de quartier, et également des centrifugeuses. Aujourd’hui, nous proposons aux professionnels, qu’il s’agisse des bars à jus, coffee shops, restaurants ou bars, trois gammes de produits autour du café, des boissons fraîches et des préparations culinaires. Tout est fabriqué en France, à Vaulx-en-Velin, et nous exportons 70 % de notre production dans 130 pays. Nous capitalisons sur notre savoir-faire d’origine, tout en innovant sans cesse avec un nouveau produit tous les deux ans. Nous sommes portés par un secteur qui évolue continuellement et sommes influencés par les tendances qui viennent de l’étranger.

> Que représente pour vous cette nomination aux Trophées INPI ?
N.F. : C’est une belle récompense pour l’ensemble de l’entreprise, d’autant que la Propriété industrielle (PI) est pour nous importante. Elle favorise notre rayonnement à l’international et nous garantit un certain respect : plus on se montre actif sur la PI, moins on est embêtés. Cette nomination récompense également nos nombreux échanges avec l’INPI, notamment avec les représentants à l’international.

> Vous êtes nominé dans la catégorie Design, en quoi votre stratégie de propriété intellectuelle est-elle un levier de croissance ?
N.F. : Nous sommes très attachés à la PI car dès les années 80, on a cherché à nous copier. Elle est transverse à l’entreprise et protège aussi bien notre marque, nos brevets que nos dessins. Elle nous permet également de mieux communiquer auprès de nos clients et de nous développer à l’international : comme nous sommes protégés, nous avons moins peur de montrer par exemple des représentations graphiques de nos produits pour mettre en avant nos technologies, et d’aborder des marchés lointains. Nous restons, en tout cas, très vigilants vis-à-vis de la contrefaçon. Pour cela, Internet facilite les choses, et notre réseau est sensibilisé : nos clients sont à ce sujet nos meilleurs informateurs. Et si on remarque des contrefactions, nous réglons la plupart du temps les litiges à l’amiable. S’agissant plus spécifiquement du design, il est très important, et fait partie de notre image de marque. Il permet de nous distinguer de produits plus standards et de proposer des appareils qui s’intègrent mieux dans les lieux de restauration de nos clients. C’est pourquoi nous l’intégrons au cahier des charges de toute nouvelle création.

> Avez-vous un conseil à donner à des entrepreneurs ?
N.F. : À tous ceux qui veulent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, je dirais : innovez, osez la nouveauté ! C’est ça le plus important. En France, on a la capacité de créer, et on peut rayonner dans le monde. Grâce à la protection de la PI, une petite entreprise française peut réussir à l’international. C’est un effet positif de la mondialisation !