Rhône-Alpes

Remise officielle de l’indication géographique « pierres marbrières de Rhône-Alpes » à l’association Rhônapi

04 / 12 / 2019
Le 4 décembre 2019, Pascal Faure, directeur général de l’INPI, a remis le diplôme de l’indication géographique « pierres marbrières de Rhône-Alpes » à l’association Rhônapi lors du salon Rocalia dédié à la pierre naturelle à Lyon. Il s’agit de la neuvième indication géographique homologuée depuis l’entrée en vigueur du dispositif et d’une première pour la région Rhône-Alpes.
 
Crédit image INPI / Remise du diplôme de l'IG

La nouvelle indication géographique « pierres marbrières de Rhône-Alpes » a été homologuée par l’Institut national de la propriété industrielle vendredi 29 novembre 2019, date de publication de l’avis au Journal officiel. La cérémonie de remise officielle du diplôme de l’indication géographique s’est déroulée ce mercredi 4 décembre 2019 en présence notamment de Cendra Motin, la députée de l’Isère, de M. Emin, maire du Plateau de Hauteville et conseiller départemental de l'Ain et des représentants de l’association Rhônapi.

« L’INPI est fier d’homologuer la première indication géographique de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Huit entreprises se sont mobilisées et ont uni leurs forces dans ce projet commun. Elles ont su mettre de côté leur relation de concurrence, s’ouvrir au dialogue et collaborer dans un but unique : valoriser leur savoir-faire territorial. Leurs efforts sont aujourd’hui récompensés par l’homologation de cette indication géographique, qui souligne officiellement leur engagement de qualité. » a commenté Pascal Faure, directeur général de l’INPI.

Signe officiel de qualité et d’origine, l’indication géographique assure aux consommateurs l’origine et l’authenticité des produits qu’ils achètent. Elle permet aux artisans et entreprises de valoriser leurs produits et de protéger leur savoir-faire de la concurrence déloyale et de la contrefaçon. Elle permet aussi aux collectivités locales de mettre en valeur des savoir-faire territoriaux.

L’indication géographique « Pierres marbrières de Rhône-Alpes » concerne à ce jour 8 entreprises dans l'aire géographique Rhône-Alpes (Isère, Ain et Ardèche pour les opérations d’extraction, auxquels s’ajoutent les départements de la Drôme, de la Loire, du Rhône, de Savoie et de Haute Savoie pour les opérations de façonnage). Ce sont toutes des PME qui regroupent 80 emplois. La gestion et la défense de l’indication géographique « pierres marbrières de Rhône-Alpes » sont délégués à l’association RHÔNAPI, créée en mai 2015.

Crédit image INPI / Cendra Motin, députée de l'Isère a félicité l'association Rhônapi et son président Christian Laurent pour son indication géographique en présence de Pascal Faure, directeur général de l'INPI

La richesse minérale de la région rhônalpine a donné naissance à de nombreuses carrières, où des pierres marbrières se sont formées pendant le Jurassique et le Crétacé inférieur. Ces roches compactes sont caractérisées par leur texture fine et leur couleur, qui peut varier au sein d’un même gisement du beige rosé brun jusqu’au gris jaune.

Dès l’antiquité gallo-romaine, l’exploitation et le façonnage de ces pierres ont participé au développement de la métropole lyonnaise et des autres villes bercées par le Rhône. Le besoin de pierres dures pour développer l’urbanisme a été une véritable opportunité pour les exploitants, qui ont par exemple fourni la matière première d’édifices aussi remarquables que le théâtre d’Orange ou les arènes de Nîmes. Les pierres marbrières de Rhône-Alpes ont aussi servi à la construction de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, la bibliothèque nationale de Paris, l’Empire State Building à New York, le Capitole à Washington, le palais impérial Meiji à Tokyo ou encore l’Escurial en Espagne.

Elle est aujourd’hui utilisée par certains architectes, sous forme d’éléments massifs, pour la construction de logements ou d’éléments divers, continuant ainsi à façonner la beauté et l’esthétique de nos paysages.

La dureté exceptionnelle de cette pierre a nécessité le développement d’un savoir-faire qui s’est perfectionné au fil des années. Aujourd’hui, l’extraction se fait par sciage au câble diamanté, par haveuse ou par perforatrices à air comprimé et wagon drill, selon les caractéristiques du gisement, l’objectif étant de préserver au maximum l’intégrité de la roche. Les procédés de façonnage, depuis le bloc jusqu’au produit fini, se décomposent en plusieurs étapes (sciage, calepinage, gravure, surfaçage, flammage, grenaillage…), dont certaines sont nécessairement manuelles.

Le dépôt d’une indication géographique coûte 350 € et se fait sur le site www.inpi.fr rubrique « démarches en ligne ». Les délégations régionales de l’INPI se tiennent à la disposition des entrepreneurs pour les renseigner.

Sur Twitter
Sur Facebook