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La France, 3e déposant européen de brevets en matière d’impression 3D

24 / 08 / 2020
L'Europe est en pointe dans l'impression 3D, ses entreprises étant à l’origine de 47 % des inventions déposées dans ce domaine à l'OEB ces dix dernières années ; la France se classe à la 3e place des pays européens. Parmi les poids lourds mondiaux du secteur figurent deux fleurons français : le groupe d'optique EssilorLuxottica et l'équipementier aéronautique Safran.
 

La fabrication additive, couramment appelée impression 3D, est un des secteurs qui connait la plus forte croissance ces dernières années. Les demandes de brevets à l’Office Européen des brevets (OEB) dans ce domaine ont augmenté en moyenne de 36 % chaque année entre 2015 et 2018, selon leur nouvelle étude intitulée « Brevets et fabrication additive – Tendances en matière de technologies d’impression 3D », publiée le 13 juillet 2020. Une augmentation plus de dix fois supérieure à la croissance annuelle moyenne des demandes de brevets à l’OEB, tous domaines confondus.

Au niveau mondial, les Etats-Unis est le pays le plus innovant en la matière, rassemblant près de 35 % des demandes (soit 5 747 demandes) entre 2010 et 2018, mais la position de l’Europe est également prégnante : ces dix dernières années, 47 % (7 863) des demandes de brevets à l’OEB provenaient d’entreprises et d’inventeurs européens.


La France sur le podium des pays européens les plus innovants en matière d’impression 3D  

La France est le 3e pays européen déposant le plus de brevets dans le secteur de l’impression 3D à l’OEB (4,8 %), juste derrière le Royaume-Uni (5 %) et l’Allemagne qui occupe la 1ère place du podium (19,1 %).

« La France est l’un des acteurs-clés de l’innovation en Europe en matière d’impression 3D, avec des entreprises et des inventeurs à la pointe de la technologie », souligne António Campinos, président de l’OEB.

Dans le top 20 des régions européennes les plus innovantes du secteur, la France compte trois départements : l’Isère (11e place), le Val-de-Marne (15e) et la Seine-et-Marne (20e).

EssilorLuxottica est la 5e entreprise au monde déposant le plus de demandes de brevets en impression 3D pour le secteur de la santé, elle occupe la 42e place des entreprises les plus actives en matière d’impression 3D, tous secteurs confondus. Elle est suivie par Safran (48e), deuxième entreprise française.

Et bien que deux demandes de brevets sur trois dans le domaine de l’impression 3D soient déposées par de très grandes entreprises, l’étude montre que les petits acteurs sont également présents : les PME françaises sont à l’origine de 23 % des demandes de brevets françaises en impression 3D. Parmi elles, Tami Industries, qui conçoit des tubes de filtration pour les liquides et Poly-Shape, spécialiste de la fabrication additive pour les industries.

Enfin la recherche publique française se distingue, rassemblant 20 % des demandes de brevets françaises, une part nettement supérieure à la moyenne européenne (11 %), notamment grâce au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

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