Lippi, des espaces extérieurs réinventés

Finaliste des Trophées INPI 2020 catégorie Design, LIPPI est un créateur d’aménagements extérieurs qui fabrique et conçoit depuis 1963 des portails, clôtures, mobiliers et accessoires. La PME charentaise crée des univers aux designs singuliers. Rencontre avec Pierre-Yves Laurent, responsable de la marque.
 
  • Pouvez-vous nous parler de l’activité de votre entreprise en quelques mots ?


Pierre-Yves Laurent : Lippi est un créateur d’espaces de liberté. Depuis 1963 nous imaginons et fabriquons des portails, clôtures et aménagements d’extérieur (objets de décoration, bancs, bacs à fleurs …). Notre raison d’être est de vivre heureux ensemble, que les gens se sentent bien dans leur environnement. Nos produits et nos aménagements ont donc pour objectif de s’intégrer au mieux dans les espaces de vie.

Nous travaillons pour les particuliers, mais aussi et surtout pour les aménagements des villes et des collectivités, afin de créer des espaces de liberté agréables et qui interagissent entre eux. 

Tous nos produits sont fabriqués en France, dans les usines de Charente. En 2018, nous avons d’ailleurs obtenu le label Origine France Garantie.  

 

  • Que représente pour vous cette nomination aux Trophées INPI


P-Y. L. : Cette nomination aux Trophées INPI est une réelle reconnaissance de notre travail. Elle donne du sens à tout ce que nous avons construit depuis 10 ans. Nous avons eu raison de miser sur l’innovation et le design, car aujourd’hui cela porte ses fruits.

Nous vendons de la qualité, du service, et ce dans le respect de l’environnement. Nous travaillons chaque produit avec précision et minutie, afin qu’il soit le plus harmonieux possible et qu’il s’intègre dans son environnement. Cela représente un important travail de recherche et de réflexion qu’est le design. Le design fait partie intégrante de notre ADN. Et tout cela se protège, car c’est notre identité, notre valeur ajoutée.

 

  • Vous êtes finaliste dans la catégorie Design, en quoi votre stratégie de propriété industrielle est-elle un levier de croissance ?


P-Y. L. : Depuis 2011, toute notre offre de produits et services est intégrée dans une démarche de Design Global. Toutes nos créations sont pensées et conçues par des designers : leur forme, leur matière, leur intégration dans le paysage, leur usage et même leur conception industrielle.  Mais le design n’est pas seulement dans la conception des produits, mais dans toute l’organisation de l’entreprise. Tout ce que nous faisons est pensé avec une démarche design.

Pour se protéger de la contrefaçon d’une part, mais aussi pour reconnaitre et légitimer notre savoir-faire et notre travail de réflexion, il nous parait ainsi essentiel de nous protéger grâce à la propriété industrielle.
La protection de nos produits et de notre marque est par ailleurs un gage de qualité, de sérieux et d’authenticité. Cela rassure nos clients. Et des clients confiants et sereins, ce sont des clients qui reviennent vers nous.

 

  • Avez-vous un conseil à donner aux jeunes entrepreneurs ?


P-Y. L. : Le premier conseil que je donne aux entrepreneurs qui se lancent c’est de ne pas hésiter à demander de l’aide en matière de propriété industrielle : comment s’y prendre, quoi protéger, quelles solutions …? Il est important d’être accompagné par un expert qui répondra à vos questions et vous donnera toutes les cartes pour que vous puissiez y voir plus clair.

Mon second conseil est d’être curieux et d’analyser notre environnement : vous mettrez le doigt sur des problématiques et pourrez ainsi essayer d’y répondre. Résoudre un problème, comprendre comment on peut aider, c’est la clé de la réussite. Comme je le disais plus haut, un client heureux, c’est un client qui revient.

Après un premier rendez-vous « diagnostic » avec l’INPI en 2017, Lippi a bénéficié de la prestation Master Class PI (2018- 2019). Un accompagnement qui lui a permis de définir sa stratégie de propriété industrielle en accord avec sa stratégie d’entreprise, puis de la mettre  en œuvre. La juriste de Lippi a par ailleurs contribué à nourrir les échanges entre participants et à créer un « effet club », notamment grâce à son partage d’expériences en matière de potentiels contentieux et à ses questions en matière de contrats.