Le sous-marin torpilleur (1885)

Cet appareil ovoïde est bien un sous-marin ! Claude-Désiré Goubet malgré ses efforts n’arrivera jamais à le faire adopter le Goubet I et le Goubet II par le Ministère de la marine et connaîtra une fin tragique…
 
Brevet n° 171.878, déposé le 26 octobre 1885 / Crédit Image : AGENCE SECRÈTE

Il arrive que les précurseurs ne soient jamais reconnus de leur vivant. Ce fut le cas de Claude-Désiré Goubet. Ancien élève de l’Ecole des Arts et Métiers, celui-ci étudie en 1880, pour le compte de l’ingénieur russe Drzewiecki, un modèle de joint sphérique destiné à équiper un sous-marin. C’est le début d’une vocation. Dès 1881, il démarre l’étude de son propre sous-marin. Quatre ans plus tard, il dépose le brevet d’un appareil ovoïde long de 5,60 m, pouvant embarquer deux marins, propulsé par un moteur électrique et pourvu d’un système de stabilisation révolutionnaire ainsi que d’un régulateur d’immersion.

Malgré des essais parfaitement satisfaisants, démontrant la maniabilité et l’habitabilité de son invention, le Goubet I, Claude-Désiré Goubet n’arrivera jamais à la faire adopter par le ministère de la Marine. Ni d’ailleurs le Goubet II, lancé en 1895, plus grand, plus performant, et dont il finance lui-même la construction. Ruiné, épuisé et malade, il meurt le 15 janvier 1903. Lors de ses obsèques au cimetière Montparnasse, parmi une foule d’admirateurs, ses plus fervents défenseurs dénoncent avec émotion l’injustice dont il a été victime.

Brevet n° 171.878, déposé le 26 octobre 1885