Le cyclomoteur : mob vintage (1918)

Adopté comme moyen de transport après la seconde guerre mondiale, le cyclomoteur fait désormais partie de notre patrimoine. Pour conduire un cyclomoteur aujourd'hui, il faut au moins avoir 14 ans et posséder le Brevet de Sécurité Routière (BSR).
 
Brevet n° 494 305, déposé le 31 décembre 1918 / Crédit image : AGENCE SECRÈTE

C’est après la Seconde Guerre mondiale que naît la grande vague du cyclomoteur. À une époque où la bicyclette est encore l’unique moyen de transport pour la quasi-totalité des travailleurs, ce véhicule révolutionnaire est immédiatement adopté.

Tout commence en 1940, lorsque le Centralien Marcel Mennesson fait réaliser le prototype d’un vélo motorisé, pour lequel il avait déjà déposé deux premiers brevets en… 1916 et 1918 ! Le principe du Solex est perfectionné jusqu’à sa commercialisation, en 1946. Trois ans plus tard, il se vend en moyenne 100 machines par jour (1 500 en 1964).

Un engouement qui incite Charles Benoît, fondateur de Motobécane (MBK aujourd’hui), à développer la fameuse « Mobylette ». Commercialisée dès 1949, celle-ci connaît un succès foudroyant, grâce à ses nombreuses innovations. L’entreprise devient alors le plus gros producteur de cyclomoteurs dans le monde – 14 millions de Mobylette vendus en tout -, et le plus copié. Peugeot accompagne le mouvement dès 1952 avec le Bima, aussi populaire que ses descendants, le BB104, les 103 et le mythique 104.

Aujourd’hui, Peugeot propose toujours une gamme de cyclomoteurs performants, à l’apparence de motos. Et si ces deux-roues ont peu à peu cédé la place aux scooters et autres mécaboîtes, ils sont désormais entrés dans le patrimoine français. A tel point que les collectionneurs se les arrachent à prix d’or.

Brevet n° 494 305, déposé le 31 décembre 1918