Gemmyo : joaillier connecté

Le business model de Gemmyo est basé sur des produits personnalisés (chacun peut marier la pierre de ses envies au métal précieux de son choix), en fabriquant uniquement à la commande, grâce à l’impression 3D. Cette jeune entreprise parisienne a parié sur un développement commercial essentiellement sur internet. Rencontre avec Pauline Laigneau, présidente directrice générale.
 

> Quelle est l’activité de votre entreprise en quelques mots ?
Pauline Laigneau
 : Gemmyo a vu le jour en 2011, l’année où mon compagnon m’a demandée en mariage. Nous avions décidé de choisir ensemble ma bague de fiançailles, et nous avons découvert alors la réalité du monde de la joaillerie : un univers intimidant et froid, étriqué, des bijoux classiques… bref on était loin d’une expérience moderne. C’est de là qu’est née notre volonté de créer notre propre marque de joaillerie. Une marque audacieuse, précieuse, décalée… qui apporte un vent nouveau, qui parle au monde d’aujourd’hui. Nous ne connaissions rien à la joaillerie mais nous avions la certitude qu’il y avait une véritable opportunité.

> Que représente pour vous cette nomination aux Trophées INPI ?
P.L. : Tout d’abord, la reconnaissance que notre entreprise est innovante. L’innovation fait en effet partie de notre ADN. Depuis le début, nous revendiquons le fait qu’il est possible de respecter un savoir-faire tout en créant quelque chose de nouveau. Nous proposons des bijoux sur mesure. L’impression 3D garantit la précision et une exécution plus rapide. Nous avons également innové en commercialisant nos créations en ligne, une première dans ce secteur. Nous avons ainsi repensé le business model de la joaillerie : pas de boutique, pas de stock, donc des bijoux à prix plus attractifs. La nomination aux Trophées INPI est également une reconnaissance pour notre entreprise qui a su s’imposer face des maisons honorables. Nous figurons, en effet, parmi les trois ou quatre marques de joaillerie les plus recherchées sur le net. Et puis, comme nous reconnaissons l’importance de la mission de l’INPI, cela est important d’être distingué par cette institution.

> Vous êtes nominée dans la catégorie Marque, en quoi votre stratégie de propriété intellectuelle est-elle un levier de croissance ?
P.L.
 : Dès le début de notre aventure, nous savions qu’il fallait être vigilants en termes de PI. Il est d’autant plus important de se protéger que l’on investit beaucoup d’argent et d’énergie pour faire émerger une marque. Nous avons protégé notre marque, bien sûr, mais aussi nos créations et bien sûr notre chat rose ! Ils font partie intégrante de notre identité. La PI, plus qu’un rôle d’accélérateur de notre entreprise, nous évite beaucoup de problèmes !

> Avez-vous un conseil à donner à des entrepreneurs ?
P.L. : De penser très en amont à la PI. Il ne faut pas prendre cela à la légère : au début d’une aventure entrepreneuriale, on est accaparé par plein de choses mais il faut penser à se protéger. Une marque est le nerf de la guerre ! Il est important de bien s’entourer car ce sont des sujets complexes. Et plus on grandit, plus il faut continuer à se faire accompagner par un conseil. Cela a un coût mais c’est primordial, et puis surtout, confier cela à des spécialistes permet de se concentrer sur le cœur de l’activité, là où se trouve notre valeur ajoutée.